|
Après l’expérience d’Helikopter créée en 2001 sur une création sonore de Karlheinz Stockhausen, Angelin Preljocaj présente sa nouvelle création Eldorado (Sonntags Abschied) sur une partition proposée par le célèbre compositeur.
En septembre 2005, Karlheinz Stockhausen invite Angelin Preljocaj à écouter son nouvel opus, persuadé que l’oeuvre serait parfaite pour sa danse. Séduit par l’enregistrement, Angelin Preljocaj décide de prendre à bras le corps cette musique qu’il qualifie de « lumineuse et transcendante » et s’appuie sur son aspect « céleste » qui lui évoque la quête d’un « paradis
perdu ».
Il a souhaité s’associer à l’artiste plasticienne Nicole Tran Ba Vang qui signe la scénographie et les costumes de cette pièce pour 12 danseurs.
Avec Eldorado (Sonntags Abschied), Angelin Preljocaj répond à la proposition de Karlheinz Stockhausen. L’aspect « céleste » de sa partition lui évoque la quête d’un « paradis perdu ».
Pièce pour 12 danseurs
Durée
40 minutes
Chorégraphie
Angelin Preljocaj
Musique
Karlheinz Stockhausen (Sonntags-Abschied)
Scénographie et costumes
Nicole Tran Ba Vang
Réalisation costumes
Martine Hayer et Claudine Duranti
Lumières
Cécile Giovansili et Angelin Preljocaj
Assistante chorégraphique
Claudia De Smet
Choréologue
Dany Lévêque
Danseurs à la création
Virginie Caussin, Hervé Chaussard,
Damien Chevron, Harald Krytinar,
Davide di Pretoro, Céline Galli,
Anna Hagermark, Lorena O’Neill,
Thomas Michaux, Zaratiana Randrianantenaina,
Nagisa Shirai, Yang Wang
Coproduction
Ruhrfestspiele - Recklinghausen
Festival Montpellier Danse 2007
Théâtre de la Ville - Paris
KARLHEINZ STOCKHAUSEN
Né en 1928, Karlheinz Stockhausen est certainement l’un des musiciens les plus prolifiques de son temps. Son œuvre, réunie à ce jour sur 125 disques compacts, compte 319 productions.
Son travail d’expérimentation sur la musique électronique, spatiale, aléatoire ou statistique a eu une influence considérable sur toutes les réalisations fondamentales en musique depuis 1950.
Professeur d’université dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis, il a toujours poursuivi une intense activité de chef d’orchestre, interprète, directeur musical ou projectionniste de son.
L’Exposition universelle de 1970 à Osaka a vu jouer son œuvre par vingt instrumentistes et chanteurs pendant 183 jours, 5 heures et demi par jour, touchant ainsi un public de plus d’un million d’auditeurs.
Le CD de Sonntags-Abschied peut être commandé en écrivant directement à :
stockhausen-verlag@stockhausen.org / www.stockhausen.org
NICOLE TRAN BA VANG
Artiste plasticienne d’origine vietnamienne, Nicole Tran Ba Vang vit et travaille à Paris. Elle s’est d’abord imposée dans le paysage de la photographie française contemporaine. Issue de la mode, l’artiste conçoit toujours des « Collections », comme elle nomme aujourd’hui chacune de ses séries photographiques.
Nicole Tran Ba Vang s’est fait connaître avec des images paradoxales dans lesquelles elle déshabille ses modèles ... en les habillant d’une seconde peau, les parant d’étranges « habits de nudité ». Ces images à la fois séduisantes et dérangeantes perturbent la perception de ce que nous possédons de plus immuable - notre peau - en l’accessoirisant comme un élément interchangeable de la garde-robe idéale.
Depuis 2003, elle réalise des séries photographiques qui étendent sa réflexion sur l’identité : ses femmes-caméléons ont la peau brodée, prolongeant dans leur chair les délicats motifs qui ornent les murs dans lesquels elles semblent vouloir se fondre.
|