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© Jean-Claude Carbonne
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A Karin Waehner

 

«  Lorsque j’écoute le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky, véritable lame de fond de la musique du 20ème siècle, il me semble que ce qui transpire de l’œuvre, relève autant de l’ordre de la fascination que d’une terreur ancestrale.

Cette musique n’a de cesse de charrier la lente montée du désir, en même temps qu’une sorte de panique contenue.

Mélange d’affolement à l’idée d’un passage à l’acte littéralement dicté par nos molécules et de jubilation attisée par nos sens, l’élan signifié ici possède la force de l’irrémédiable.

Les corps confrontés à cette mécanique ancestrale, ivres d’épuisement ne peuvent que participer à ce rituel.

 

Réunissant le clan autour d’une pulsion somme toute biologique, le Sacre du printemps nous rappelle qu’aussi loin qu’iront les hommes et les femmes dans leur quête spirituelle, culturelle ou intellectuelle, ils ne cesseront de buter irrémédiablement sur cette faille.

Comme l’évoque Pascal Quignard dans Le Sexe et l’effroi  : «  Nous transportons avec nous le trouble de notre conception. Il n’est point d’image qui nous choque qu’elle ne nous rappelle les gestes qui nous firent  »

 

Angelin Preljocaj

 

 

Pièce pour 12 danseurs

 

Durée

40 minutes

 

Chorégraphie

Angelin Preljocaj

 

Musique

Igor Stravinsky

 

Interprétation

Chicago Orchestra

 

Sous la direction

Daniel Barenboïm

 

Scénographie

Thierry Leproust

 

Lumière

Marion Hewlett

 

Costumes

Eric Bergère

 

 

Coproduction

Staatsoper de Berlin

Théâtre de la Ville, Paris

Arsenal, Metz

Auditorium, Dijon,

Théâtre de Remscheid, Allemagne,

Théâtre de Reggio Emilia, Italie

NEFA, USA

 

Avec le soutien du National Dance Project de la New England Foundation for the Arts, financée principalement par le National Endowment for the Arts

et la Doris Duke Charitable Foundation

 

Avec l’aide de la Andrew W.Mellon Foundation,

Philip Morris Companies Inc.

Pennsylvania Council on the Arts, et le British Council


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