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© JC Carbonne
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«  Lorsqu’il n’y aura plus rien

Lorsqu’il ne restera plus que le désert, le sable, et le vent

Lorsqu’on aura défroqué le monde

Soigneusement rasé la pilosité terrestre

Quand la vallée nue comme un ventre

Sera fendue par le soleil de midi et la gelée de minuit

Quand la Nature aura perdu sa nature

Que la terre comme une boule de cuir

Tannée, usée, séchant au fil du temps

Sera le dernier territoire des cavaliers

Les hommes debout entre chien et dieu

N’auront de cesse de trouver l’air qui leur manque

Et leurs poumons sauront trier le sable

Inévitablement mêlé à l’air brûlant

L’eau sera l’or, l’or sera la boue

Et les cavaliers aux chevaux morts

Péripatéticiens fatals aux rêves de galops

Seront des derniers à penser le monde

Il ne leur restera alors qu’à tout réinventer

Grâce au vide, au silence, au désert

Et profiter de cette nudité extrême

Pour se coucher au sol contre la peau du monde  »

 

Les Cavaliers

Angelin Preljocaj

 

  

Adaptation d’un duo de La Peau du Monde (Création 1992)

 

Pièce pour 2 danseurs

 

Durée

13 minutes

 

Chorégraphie

Angelin Preljocaj

 

Musique

György Ligeti

 

Costumes

Caroline Anteski

 

Choréologue

Dany Lévêque

 

Coproduction

Maison des Arts, Créteil

Biennale nationale de Danse du Val-de-Marne


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