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© JC Carbonne
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Première le 22 juin 2014 au Théâtre de l'Agora, Festival Montpellier Danse.


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Après Empty moves (part I) en 2004 puis (part II) en 2007, je souhaitais poursuivre cette recherche du mouvement à partir de l’œuvre Empty words de John Cage.

Empty moves
se nourrit des actions et mouvements inspirés par les paroles et phonèmes lus en public par John Cage au Teatro Lirico de Milan le 2 décembre 1977. Tout au long de cette performance, le public relativement calme au début, réagit peu à peu et déploie sans le savoir, dans une série de cris et de manifestations sonores, une ligne supplémentaire à la partition de John Cage. Débordant ainsi son statut d’archive sonore, l’enregistrement de 1977 devient une œuvre à part entière à laquelle a participé inconsciemment le public milanais.

Pour ma part, je joue dans Empty moves sur la construction et la déconstruction de schémas chorégraphiques, en cherchant le moyen de nourrir ma propre écriture. Pour cela, la notion de distanciation, de désagrégation du mouvement et d’une nouvelle articulation du phrasé chorégraphique prime sur le sens et l’essence des mouvements. Par ce biais, cette pièce de danse crée aussi une complicité avec le texte d’Henry David Thoreau, La Désobéissance civile, qui servit de matériau de base à John Cage, et tente de rejoindre l’imperturbable pugnacité de l’instigateur de cette soirée milanaise.

Empty moves, c’est aussi une réflexion sur l’état des corps. Comment va évoluer cet état et générer une nouvelle qualité de mouvement ? En cheminant entre la première, la deuxième puis la troisième partie, l’état du corps des danseurs est modifié, c’est résolument ce qui relie les trois actes.

Angelin Preljocaj


Une grande pièce de danse pure


« Les quatre danseurs sont d’une précision absolue quant au vocabulaire chorégraphique. (...) Sur un plateau nu, il ne leur reste donc que la danse qui, comme le préconisait Merce Cunningham « doit se suffire à elle-même ». Et c’est le cas, Preljocaj déploie une sorte de syllabus fantastique de son écriture, que l’on retrouve traversée par ses chorégraphies, (...) le tout dans une abstraction totale, mêlant à la fluidité, des arabesques, des gestes anguleux à des portés audacieux, dans des imbrications subtiles. (...)


C’est l’une des meilleures pièces d’Angelin Preljocaj, et sans doute l’une de ses plus ardues et de ses plus fascinantes (...). »


www.dansercanalhistorique.com
, 30 juin 2014


 

CRÉATION 2014
Pièce pour 4 danseurs
Durée 1h45

Chorégraphie

Angelin Preljocaj


Musique

John Cage, Empty words


Remerciements à

Goran Vejvoda


Danseurs à la création (deux distributions)
Natacha Grimaud, Nuriya Nagimova, Fabrizio Clemente, Baptiste Coissieu /Virginie Caussin, Yurié Tsugawa, Sergio Diaz, Yan Giraldou

Assistant, adjoint à la direction artistique

Youri Van den Bosch

Choréologue
Dany Lévêque


Empty moves (parts I, II & III), Création 2014
Coproduction Festival Montpellier Danse 2014, Théâtre de la Ville-Paris

Empty moves (parts I & II), Création 2007
Coproduction Festival Montpellier Danse 2007

Empty moves (part I), Création 2004
Commande Biennale nationale de danse du Val-de-Marne
Coproduction The Joyce Theater’s Stephen and Cathy Weinroth Fund for New Work





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