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© Jean-Claude Carbonne
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« Le spectacle s’appuie sur une chorégraphie qui est un miracle de gestes toujours justifiés sur le plan dramaturgique, un enchantement de formes ciselées avec précision et élégance »

Ballet 2000





Roméo et Juliette, première création d’Angelin Preljocaj pour grand ballet, est une plongée dans la force vitale de la jeunesse, sa radicalité, son engagement physique, ses affrontements, sa sensua-lité dévorante. Reprenant le mythe de Shakespeare, le chorégraphe transforme la discorde familiale en affrontement social, fait disparaître les parents, laissant le conflit éclater entre jeunes gens : ce ne sont plus deux familles rivales qui s’opposent, mais une bande de jeunes exclus qui affronte la domination militaire du clan Capulet, au pouvoir. L’univers scénographique conçu par Enki Bilal est concentrationnaire, on y tue à coup de matraque, on s’y promène, martialement, avec des chiens de garde, tandis qu’éclate la musique de Prokofiev, aux scansions écrasantes, aux accents déchirants. Mercutio, provocateur inconséquent, et Tybalt, milicien sadique, s’affrontent virilement et les scènes de combat, athlétiques, rythment la tragédie. Mais les amants sont tout aussi ins-tinctifs : Juliette, enfantine, décidée, choisit son Roméo en reniflant sa chair et lui, fasciné, se saisit d’elle comme on mord dans un fruit désiré ; leurs duos d’amour, sublimes, sont de longs appri-voisements, où ils apprennent à se toucher, se regarder, à danser côte à côte, puis profondément accolés. Comme dans Blanche Neige vingt ans plus tard, l’histoire se raconte à travers des objets symboliques qui font naître du mouvement : les seins trop raides d’une nourrice double, le foulard rouge du sommeil mortuaire, la lame d’un rasoir qui exécute, et les deux amants qui tour à tour cherchent à redonner vie au corps aimé. Déjà, en 1990, Angelin Preljocaj inventait une narration à partir des élans des corps : l’enfance, le jeu, le désir, sa violence, les chocs et les étreintes, tiennent lieu de verbe chorégraphique, et cette jeunesse radicale n’a pas pris une ride, préférant mourir que de transiger.

Création 1996 pour le Ballet Preljocaj
Pièce pour 24 danseurs Chorégraphie Angelin Preljocaj Décor Enki Bilal Costumes Enki Bilal, Igor Chapurin Musique Serge Prokofiev Roméo et Juliette Création sonore Goran Vejvoda Lumières Jacques Chatelet Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch Assistante répétitrice Natalia Naidich Choréologue Dany Lévêque Coproduction Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, La Coursive - Scène nationale de La Rochelle, Les Gémeaux - Scène nationale de Sceaux, Théâtre de la Ville (Paris), Fondation BNP-Paribas Chorégraphie primée aux Victoires de la Musique en 1997


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LA CRIÉE, MARSEILLE

MERCREDI
14 FÉVRIER 2018

20H

JEUDI
15 FÉVRIER 2018

20H

VENDREDI
16 FÉVRIER 2018

20H

SAMEDI
17 FÉVRIER 2018

20H

DIMANCHE
18 FÉVRIER 2018

16H

DURÉE 1h30

CAT. A+ : DE 13 € À 43 €





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