accueil > pavillon noir > résidences
Page précédente|Page suivante

© Antoine Tempé
media/pavillon_noir/14_15_spectacle_diagne_titre.jpg

Artiste en résidence en janvier 2015.
Création 
au Pavillon Noir
jeudi 15 janvier 2015


Né à Saint-Louis du Sénégal où il vit et travaille aujourd’hui, Alioune Diagne se forme à la danse contemporaine en suivant des stages au sein de la Compagnie Salia nï Seydou (Burkina Faso), et avec Kettly Noël (Mali), Germaine Acogny, Ciré Beye et Hardo Ka (Sénégal). Après la création de deux solos (Blabla en 2008 et This line is my path en 2009), il connaît un véritable succès en 2012 avec un trio, Banlieue. Sélectionnée lors du Festival International Danse l’Afrique Danse! à Soweto (Afrique du Sud), la pièce a été présentée dans dix-huit pays africains. Alioune Diagne est également danseur-interprète, notamment dans Flora de Kenzo Kusuda et Fagaala de Germaine Acogny. Il crée la Compagnie Diagn’Art en 2008 avec laquelle il mène des projets d’éducation artistique en milieu scolaire et fonde le Festival International Duo Solo Danse de Saint-Louis puis le Centre Chorégraphique Le Château où il organise des résidences d’artistes, des expositions et des stages de formation. En décembre 2012, Alioune Diagne s’est vu attribué le Prix d’excellence du Conseil Régional de Saint-Louis pour son oeuvre chorégraphique et son engagement en faveur de la pédagogie.




Ça swingue sur le ring ! Même quand la musique s’arrête, le corps swingue encore… Alioune Diagne danse sur les traces de Battling Siki, premier africain champion du monde de boxe et tombeur en 1922 de Georges Carpentier à Paris. Alors, quand Alioune Diagne lit ses biographies, les liens avec la légende sont si forts qu’il lui faut se mettre à tout prix dans sa peau et esquisser quelques pas de Charleston. Avec pour attribut : une paire de gants de boxe. La création est née à Saint-Louis, dans le quartier qui les a vu naître tous les deux, premières recherches, premières rencontres avec la famille, puis ce sera l’Espagne, les Pays-Bas (tous deux ont épousé une néerlandaise) et Paris. Et pourquoi pas les États-Unis, se prend à rêver Alioune Diagne, le pays où Siki a été tué… Pour réussir à « toucher le mouvement du boxeur », Alioune Diagne dessine dans l’espace un solo tout en balancement, en gestes suspendus. Il cherche le juste équilibre entre la force, l’attaque, la résistance du boxeur et le rythme mélodique de la danse sans jamais tomber dans un pâle mimétisme. Il est prêt, tout à l’esprit du combat. Il traverse les six rounds avec l’assurance du vainqueur, il sent la foule à ses côtés, il l’entend. Il esquive et il attaque, il rebondit, la lumière tourne au rouge avant d’atteindre l’extase. Puis la partie bascule dans l’évocation de la Première Guerre mondiale et la question de la patrie d’appartenance : le Sénégal ou la France ? Encore un nouveau combat. Alioune est seul dans l’arène. Le passé et le présent se rencontrent dans sa danse.




Imprimer




THÉÂTRE
PAVILLON NOIR


JEUDI
15 JANVIER 2015
20H30

VENDREDI
16 JANVIER 2015
20H30


DURÉE 1H


CAT. B :
20 € / 16 € / 13 € / 12 € / 8 €









AVEC LE SOUTIEN DE LA