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© Malou
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Ancien danseur des Ballets de Monte-Carlo, Éric Oberdorff a été sélectionné en 1997 pour le 1er SiWiC. Il crée jusqu’en 2002 une dizaine de pièces qui sont présentées dans différents festivals : Berner Tanz Tage 1997, Festival de danse de Cannes 1997, Festival de Biarritz « Le temps d’aimer » 2002. Il est cité parmi les jeunes chorégraphes émergents de l’année 2001 par le magazine Ballet-Tanz. À l’automne 2002, il fonde la Compagnie Humaine et la développe en parallèle à sa carrière de danseur.


À partir de septembre 2003, il crée pour sa compagnie (Territoire Zéro, Les murs, Sometimes, 4.48 Psychose, Sarajevo’s Diary, Enola’s Children, Absence, Libre) et pour d’autres (Jeune Ballet du Conservatoire National de Musique et de Danse de Lyon en 2003, Tanzcompagnie Giessen – Allemagne en 2004, Cannes Jeune Ballet en 2005, Ballett Mainz – Allemagne en 2005 et 2007). Éric Oberdorff a obtenu le 1er Prix de la Compétition Internationale de Chorégraphie de Hanovre en 2001 et a été nominé pour le Prix Kurt Joos en 2007.



Un autre rêve américain


Quand le jeune chorégraphe Éric Oberdorff titre Un autre rêve américain, pièce pour un quatuor de danseurs, trois femmes et un homme, c’est qu’il se situe ailleurs que dans la poursuite des ambitions politiques de la société de consommation made in USA. Preuve en est l’irruption de textes de Bukowski, Kerouac, Whitman, Brautigan… figures emblématiques de la « beat generation » et d’une littérature indépendante, qui viennent se superposer à la danse travaillée aux accents rock de Tom Waits, Patti Smith jusqu’aux compositions alternatives de John Cage.

Le programme d’Oberdorff est clair : inscrire sa danse dans une tradition contre-culturelle qui, aux corps glorieux des golden boys, substitue les postures au bord de l’effondrement des marginaux et autres abonnés absents de « l’American way of life ». Dans un décor dessiné comme un intérieur à la Tennessee Williams, cette danse théâtralisée raconte la fragilité de ceux que la vie n’a pas épargnés. Comment écrire l’état de ces corps exaspérés, qu’on pourrait imaginer comme les descendants des danseurs marathoniens d’On achève bien les chevaux ? En signant une gestuelle délicate, attentive à définir la possibilité d’un contact entre des êtres qu’un rien pourrait briser, bref une gestuelle ronde, soudainement électrisée par des accès incontrôlés de bruit et de fureur. La danse retrouve alors l’esprit rock qui animait Patti Smith quand elle écrivait au début des années 80 son hymne démocratique : « People have the power ».



Création 2008 Pièce pour 4 danseurs Chorégraphie et scénographie Éric Oberdorff Musique Appart, Tom Waits, John Cage, Billie Holiday, Patti Smith Textes Bukowski, Brautigan, Kerouac, harrison Costumes Philippe Combeau Lumières Bruno Schembri Construction décors Christian Lovasco Assistant chorégraphe Laurent Trincal Coproduction Ballet Preljocaj, Compagnie Humaine Aide à la création Région PACA, DRAC PACA Mécénat Wearmoi Compagnie subventionnée par le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Ministère de la Culture et de la Communication Avec le souten de la Ville de Nice, la Ville de Cannes, le Conseil général des Alpes-Maritimes


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ARTISTE EN RÉSIDENCE
AU PAVILLON NOIR
EN FÉVRIER 2009
 
 
CRÉATION

JEUDI
12 FÉVRIER 09
19H30

VENDREDI
13 FÉVRIER 09
19H30

30MN